Message québécois de la Journée internationale de la danse

Anne Plamondon, notre codirectrice artistique, était cette année porte-parole de l’événement Québec Danse, avec Marc Boivin.
À cette occasion, elle a rédigé le message québécois de la Journée internationale de la danse.

Découvrez-le ci-dessous :

« Lorsque le Regroupement québécois de la danse m’a fait la proposition de rédiger le message québécois de la 32ième Journée internationale de la danse, j’ai tout de suite dit oui. Puis l’inquiétude et le doute m’ont gagnée, une sorte de tiraillement, de dilemme intérieur s’est installé. De toutes les facettes de mon identité de femme artiste, l’interprète, la chorégraphe, la professeure, la directrice artistique, la mère et la conjointe, qui pouvait le mieux parler d’Elle, sinon la danseuse? D’aussi loin que ma mémoire se rappelle, la danseuse m’a habitée, a accaparé mon âme, dirigé mes pas, influencé mes décisions, mes passions, mes amours.

J’ai tout appris de la danse, mon école de jeunesse puis de vie, ma raison d’être, ma façon d’être au monde, de le réfléchir, de le faire bouger par la poésie du corps dansant. Elle et moi avons développé une relation d’exception, faite de mystères, de désirs de dépassement, parfois d’incompréhensions et de frustrations mais, plus souvent qu’autrement, de découvertes et de reconnaissances mutuelles.

La danse m’a choisie et je suis devenue, à force d’apprentissages et de patients entraînements, l’une de ses possibles et singulières incarnations, parmi tant d’autres. Car nous sommes des milliers de danseurs et danseuses à en détenir les codes, à en connaître les humeurs, les caprices, les traditions, les avancées.

S’il est d’usage de célébrer, chaque année, la danse comme un en soi, un plus grand que soi, permettez-moi aujourd’hui de transgresser la convention. Parce qu’il me presse de rendre hommage au danseur interprète par qui la danse advient, s’anime, prend forme, devient œuvre, corps scénique, moments de grâce et parfois d’extase, temps de partage méditatif, langoureux, exubérant avec l’autre et avec le public.

J’aime plus que tout la danseuse en moi, mes sœurs et mes frères de studios et de scène, nous qui partageons au quotidien la beauté et les rigueurs de cet art d’interprétation. Un art dont on parle peu, dont on vante peu les prouesses, les inventions, pourtant si concrètes et prenantes dans le corps du danseur. Et comment dire cette relation si mystérieuse, et souvent amoureuse, entre le danseur et le chorégraphe, autour d’une œuvre en devenir.

En dépit des aspérités, des contraintes et des paradoxes du métier, je souhaite du plus profond de mon être de danseuse que ses exigences techniques, esthétiques et éthiques continuent d’être respectées, valorisées et transmises aux générations à venir.

En cette Journée internationale de la danse, j’ose formuler ce désir plus grand que moi et pourtant si fort ancré dans le corps du danseur. »

MEKANIC : soirée bénéfice de Danse Danse

Le Groupe RUBBERBANDance est fier de participer à la prochaine soirée-bénéfice de Danse Danse.

Danse Danse est le joueur le plus important en danse contemporaine au Québec et occupe un rôle de premier plan dans son milieu ainsi que pour le public de la danse de Montréal.

Cet événement – à ne manquer sous aucun prétexte – aura lieu le jeudi 15 mai 2014 dans les locaux de SID LEE au 8, rue Queen, dans le Vieux-Montréal à 20 h sonnantes.

La mise en scène de la soirée a été confiée à Victor Quijada, en collaboration avec SID LEE, qui offrira un aperçu de son processus de création.

Achetez votre billet ici.

Rappelons que vos dons serviront à soutenir deux initiatives au cœur de la mission de Danse Danse :

Amenez un jeune à la danse

Lancé en 2005, ce programme permet à des jeunes d’assister gratuitement à des spectacles de la série Danse Danse et de les sensibiliser à la danse contemporaine et au mouvement. La clientèle (des adolescents de 14 à 17 ans) est recrutée principalement auprès de jeunes en difficulté ou issus de milieux défavorisés.

Carte Blanche

Lancé en 2006, le programme Carte Blanche vise à soutenir la création en appuyant des chorégraphes d’ici à des moments stratégiques de leur carrière par des résidences ou des parts de coproduction directement investies dans la production artistique. L’objectif de la campagne de financement est de donner à des artistes des moyens de développement accrus en vue de la création de nouvelles œuvres.

Une partie des dons amassés sera investie par Danse Danse dans un fonds de dotation du programme d’appariement Placement Culture du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Stage d’été 2014 @ Domaine Forget

29 JUIN AU 12 JUILLET 2014

MÉTHODE RUBBERBAND
Inspiré par la fusion des rythmes et des styles, le Groupe RUBBERBANDance (RBDG) offre un cours intensif de deux semaines qui solidifie les bases d’une formation de ballet, mais pousse les interprètes à la polyvalence en danses contemporaines. Les participants maîtriseront l’art de la métamorphose et pratiqueront un hybride unique de danses classique, contemporaine et urbaine.

Ce stage d’une durée de deux semaines s’adresse aux jeunes danseurs sérieux, de niveau intermédiaire, avancé ou professionnel, âgés de 15 ans ou plus.

Ce stage de perfectionnement intensif offre aux jeunes danseurs une opportunité exceptionnelle de vivre une expérience riche et unique auprès de danseurs de renommée internationale.

LE DOMAINE FORGET
Le Domaine Forget, c’est d’abord et avant tout une Académie internationale de musique et de danse pour jeunes et futurs professionnels reconnue sur le plan international pour la qualité de son enseignement. Niché dans les hauteurs de la magnifique région de Charlevoix, à deux pas du majestueux fleuve Saint-Laurent, le Domaine Forget offre un cadre exceptionnel propice à la créativité et à la pratique du musicien, loin de la clameur de la ville.

Procédures d’inscription:
http://domaineforget.com/1/stages/danse

http://www.youtube.com/watch?v=6gOZ44w_vtU

Bourse de création

Victor Quijada a obtenu cet automne une bourse de création du National Dance Project attribuée par la New England Foundation for the Arts dans le cadre d’une commande chorégraphique BODYTRAFFIC.

La création prendra forme au cours de la saison 2014 – 2015.

50 ans de la Place des Arts

Cet automne, nous avons également donné une représentation à Maisonneuve Danse dans le cadre des 50 ans de la Place des Arts et avons emménagé dans nos nouveaux bureaux.

 

Cinquième Salle – Décembre 2013

RUBBERBANDance Group était présent durant trois semaines – en novembre / décembre 2013 – à la Cinquième Salle de la Place des Arts de Montréal afin de présenter la dernière création de Victor Quijada : Quotient Empirique.

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont assisté à ces représentations qui ont fait salle comble à chaque soir.

Retrouvez dans la partie Calendrier du site Internet toutes les prochaines dates de représentation de Quotient Empirique.

La conception de Quotient Empirique, Partie 2

par Evelyn Reid, About.com

« Ne sommes-nous pas essentiellement définis par notre influence sur les autres? C’est bien cela qui détermine qui nous sommes. Nous ne sommes ni ce que nous prétendons être, ni ce que nous voulons être, mais la somme de l’influence et de l’importance que nous avons, dans nos vies, sur les autres. »  Neil deGrasse Tyson

J’ai finalement eu l’occasion d’assister à un enchaînement complet de Quotient Empirique durant la onzième semaine de répétitions, quelques jours avant la première du Groupe RUBBERBANDance le 20 novembre 2013, à Montréal, à la Place des Arts.

C’est surprenant de constater à quel point deux mois de pratique entre six danseurs soigneusement choisis peuvent réussir à changer les perceptions. Quand j’ai vu pour la première fois la troupe répéter des bribes de la dernière chorégraphie de Victor Quijada pendant la deuxième semaine de la création, j’ai cherché à comprendre l’histoire de Quotient Empirique. À la onzième semaine, j’ai renoncé à donner une explication logique et linéaire à mes observations parce que j’ai compris un détail clé, fondamental. Il n’y a pas d’histoire.

Au cours de la deuxième semaine, j’en suis venue à la conclusion qu’il s’agissait d’une histoire d’amour, subjective toutefois. Mais quand j’ai assisté à la répétition générale au cours de la onzième semaine, j’ai rectifié le tir. Dans les dix premières minutes puis encore au milieu, j’ai soudainement été persuadée que Quotient Empirique était un opéra déconstruit mettent en scène une divinité jouant avec ses sbires. Cela pourrait avoir un lien avec la trame sonore mystérieuse du compositeur et DJ Jasper “Lil’ Jaz” Gahunia, la musique que je préfère de lui jusqu’ici, en partie en raison de l’intégration de la voix, une première pour Gahunia dans le contexte de sa longue collaboration avec la compagnie.

Ensuite, je suis devenue d’humeur poétique en regardant les différents pas de deux, trios et quatuors pouvant peut-être représenter une exploration de la relation en vogue en Amérique du Nord, le mode de vie polyamoureux. Cette analyse au premier degré a duré tout au plus dix minutes, remplacée par une interprétation plus élémentaire, celle « d’amibes flottant dans un amas de matière visqueuse primordiale », selon mes notes.

Un homme qui assistait à la répétition, le danseur Matt Drews de Seattle, m’a dit qu’il a vu lui une femme se libérer d’une relation conjugale violente. J’y ai vu la même chose, mais après qu’il l’a clairement exprimé. Quelques réflexions et deux pages de mes gribouillis plus tard, j’ai vu quelque chose d’autre, une « reconstitution anthropomorphe du Big Bang, suivie du Big Crunch ». Après avoir soumis tout cela à Victor, qui semblait ravi de ma confusion, j’ai changé mon fusil d’épaule une fois de plus, ayant du mal à comprendre quel était l’électron et quel était le proton dans ce qui devait simplement être une interprétation théâtrale de l’atome dans un ballet de breakdance postcontemporain. Science! Danse! Pourquoi pas ? Puisque c’est dans le titre …

Donc, pour vous épargner un autre de mes monologues intérieurs, je vais simplement finir par le dire.

Je ne sais pas de quoi il est question dans Quotient Empirique. Ou peut-être qu’en fin de compte je le sais ? Avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles, Victor ne m’a pas dit si j’étais près de comprendre ou alors complètement à côté de la plaque. En outre, selon lui, il n’y a pas d’histoire à proprement parler. Mais il y a des thèmes. L’identité. La nostalgie. Les regrets.

Et de l’émotion. L’expérience de regarder la distribution triée sur le volet de Victor interpréter son langage chorégraphique unique est viscérale. Des images continuent de me hanter, comme celle de Katherine Cowie tandis qu’elle rampe sur le sol le cœur palpitant en direction de Lea Ved qui regarde ses spasmes avec inquiétude, mais également avec un détachement brutal, puis qui fait place un moment à Lavinia Vago. Et celle du trio des principaux danseurs masculins de Quotient Empirique – Franklin Luy, James Gregg, Zachary Tang – où chacun s’attaque à l’autre de manière tellement explosive qu’il n’est jamais tout à fait clair s’il s’agit de collaboration ou de combat. Sont-ils amis ? Ou ennemis ?

La seule chose qui est claire pour moi, c’est que chaque action de Quotient Empirique entraine une réaction. Une chute amène une prise. Un coup de poing provoque une obstruction. Même un simple doigt pointé entraine une ondulation invisible de mouvement dans l’espace qui influe sur quiconque se trouve sur son passage.

Dans Quotient Empirique, tout le monde est affecté par tout le monde. À mon humble avis, c’est inévitable.

La conception de Quotient Empirique, Partie 1

Par : Evelyn Reid Montréal About

Quand le Groupe RUBBERBANDance m’a approchée pour écrire à propos de Quotient Empirique, le dernier projet de la compagnie, j’étais très enthousiaste puisque je m’intéresse particulièrement à leur travail depuis Hasta la Prόxima, qui date de 2002, alors que la compagnie prenait à peine son envol.

J’étais aussi un peu terrifiée.

Alors que je n’ai pas foulé le sol d’un studio de danse depuis des années, la danse est l’un des sujets qui m’intimide le plus en tant qu’auteure. Comment transposer en mots l’instinct et le mouvement qui sont le fondement de la danse? Il m’est difficile de décrire mon propre processus créatif, ce qui me motive quand je m’assieds face à un écran d’ordinateur entièrement blanc, ce qui me pousse à mettre de l’ordre dans le chaos de mes pensées, me permet de transformer l’enchevêtrement des branches d’un arbre en un bonsaï compact et maîtrisé.

La création en danse, voire la création en général, n’est pas un processus linéaire : rien n’y part du point A pour aller au point B. Le langage du mouvement que Victor Quijada, fondateur du Groupe RUBBERBANDance, peaufine depuis une dizaine d’années est très représentatif de ce processus. La création gicle et jaillit, toujours inattendue. Deux pas devant. Trois pas derrière. Pousser. Tirer.

Arrêter.

Recommencer.

Spécialement pour Quotient Empirique, six interprètes accomplis ont été sélectionnés par Quijada : Zachary Tang, diplômé de Juilliard, un des 25 danseurs à suivre en 2012 selon le Dance Magazine; Lavinia Vago, directrice artistique de la compagnie de performance The YC, dont le doux sourire et les mouvements souples se fondent à la grâce explosive et sensuelle de Tang comme s’ils répétaient leurs pas depuis des mois, et non des semaines; Lea Ved, également diplômée de Juilliard, m’a impressionnée en répétition par sa fluidité remarquable; James Gregg, interprète des Ballets Jazz de Montréal, dont la virilité et le côté espiègle se transposent en une présence sur scène digne d’un vétéran; Franklin Luy, qui pratique la capoeira et l’acrobatie, se mesure à Tang et à James sans effort et de façon cohérente; finalement, Katherine Cowie, gymnaste et diplômée de Juilliard, également interprète chevronnée et ancienne des Ballets Jazz de Montréal : en duo avec Ved dans des enchaînements sincères qui semblent faits sur mesure pour ses membres élancés, elle domine malgré quelques imprécisions, ce qui s’explique par le fait que les deux n’étaient en création que depuis deux semaines.

L’histoire, le thème de Quotient Empirique ? Puisque la première mondiale est prévue le 20 novembre à la Place des Arts de Montréal, ils seront révélés en temps et lieu. Toutefois, si les créations précédentes du Groupe RUBBERBANDance sont représentatives de ce qui attend le public cette fois, attendez-vous à des luttes de pouvoir. Séparation. Réunion. Coopération. Réconcilier les besoins du plus grand nombre avec les besoins du plus petit.

Ou vice-versa.

Nouvelle création – Quotient Empirique

Après une courte excursion à PS21 (Chatham, NY, É.-U.) pour une représentation de Gravity of Center, Victor Quijada et l’équipe de RBDG sont de retour en studio pour la nouvelle création Quotient Empirique. Restez à l’affût cet automne, nous vous donnerons un accès privilégié au processus de création…

Maisonneuve Danse

C’est avec plaisir que nous annonçons notre participation à Maisonneuve Danse, le 21 septembre à 20 h au Théâtre Maisonneuve. Pour les 50 ans de la Place des Arts, une représentation unique sera donnée avec la participation de quatre autres grandes compagnies montréalaises (O Vertigo, BJM Danse, Compagnie Marie Chouinard, les Grands Ballets). Pour cette occasion, nous présenterons en exclusivité un court extrait de notre nouvelle création Quotient Empirique.

 

Vous pouvez d’ores et déjà vous procurer des billets, en vente ici.

Nos courts métrages en diffusion cet été

Depuis le début de l’été, plusieurs projections de nos courts métrages ont eu lieu. Les participants de la course IronMan au Mont-Tremblant ont eu la chance de voir projeté Gravity of Center, en collaboration avec Regards Hybrides, le 16 août dernier. Par ailleurs, le film Red Shoes a été projeté à deux reprises lors des soirées Cinéma sous les étoiles organisées par Cinédanse Montréal les 27 juillet et 25 août dernier.